Archives d'étiquette : Introduction

Vous débutez en enluminure et que vous ayez déjà entamé votre premier projet ou que vous en soyez déjà à votre dixième, je vous présente cette semaine les 4 erreurs courantes en enluminure et la manière de les éviter. Qui n’a jamais été pressé de se jeter dans le grand bain au début de l’apprentissage d’une nouvelle technique ? Je sais en tout cas que je fais partie de l’équipe des impatientes ! Quand j’apprends quelque chose, il faut immédiatement que je passe à la pratique. Cuisine, tricot, bricolage… et c’était encore plus vrai pour l’enluminure ! Mais vouloir aller vite peut être synonyme de prise de risques, ou tout du moins de raccourcis qui peuvent parfois s’avérer problématiques.  Voici donc une liste des 4 erreurs courantes chez les débutants en enluminure, moi la première, et qui résultent le plus souvent d’un manque de patience. Elles concernent :  La préparation…

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Vous le savez certainement, l’enluminure désigne le fait de mettre des textes en lumière. Pour ceci, plusieurs méthodes étaient utilisées : l’utilisation de pigments clairs et lumineux tels que l’orpiment, puis plus tard, la pose d’or. Oui, mais comment se faisait la pose d’or au début du Moyen-Âge? C’est ce que je vous explique aujourd’hui. “On a souvent répété que la technique de l’or des manuscrits était perdue parce qu’elle aurait été gardée plus ou moins secrète par les artisans du Moyen-Âge. Cette technique était sans doute transmise verbalement seulement. L’ouvrier chargé du travail de la dorure avait acquis — ou, sans doute, lui avait-on transmis — un savoir-faire qui le laissait juge et responsable du bon déroulement des opérations, à chaque tournant de la préparation. Les artisans ne sont pas fréquemment “gens de lettres”. En outre, au Moyen Age, artistes et artisans peuvent souvent être confondus en une même…

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Bonjour et bienvenue ! Cette semaine, je continue de vous présenter des manuscrits de l’école de Charles le Chauve. Cette fois-ci, il s’agit du Psautier de Charles le Chauve, conservé à la BNF sous la cote latin 1152. Détails Il s’agit d’un manuscrit en parchemin relié de 173 folio à longues lignes.Il a une taille de 240×190 mm.Rédigé en latin en lettres d’or, il date de la moitié du IXe siècle (842-869)On y retrouve des capitales romaines, l’onciale et la rustique. Description Ce manuscrit a été commandé par Charles II le Chauve et exécuté par Liuthard, le chef d’atelier de l’Ecole du Palais autour des années 869-870. Il s’agit d’un Psautier gallican. Les divisions liturgiques sont marquées par de grandes initiales d’or à entrelacs. Il ne contient ni hymnes ni antiennes, mais seulement les versets, leçons et répons de l’office. La reliure de ce volume, en dépit de quelques manques…

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évangéliaire de charles le chauve

Bonjour et bienvenue ! C’en est terminé des manuscrits du groupe d’Ada ! Mais pour rester encore un peu dans l’ambiance carolingienne, je vais vous présenter des manuscrits de l’école de Charles le Chauve. Je commence avec l’évangéliaire de Charles le Chauve, conservé à la BNF sous la cote latin 323. Détails Il s’agit d’un manuscrit en parchemin relié de 201 folio.Il a une taille de 235×170 mm.Rédigé en latin, il date du 3e quart du IXe siècle.On y retrouve des capitales romaines, la capitale rustique et la caroline. Description Ce manuscrit fait partie du groupe des six Évangiles réalisés dans l’école du Palais de Charles le Chauve. Sa provenance reste incertaine, malgré la présence d’un censier du XIIIe siècle dont l’origine n’a pu être précisée. Ces Évangiles auraient servi à l’empereur Charles le Chauve, ainsi que le relate l’inventaire des manuscrits du duc et maréchal Adrien-Maurice de Noailles (1678-1766),…

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évangéliaire de Lorsch

Bonjour et bienvenue pour la présentation du sixième manuscrit du groupe d’Ada de ma liste ! Il s’agit de l’Évangéliaire de Lorsch, ou Codex Aureus Laurensius. La première partie de ce manuscrit est conservée à la Bibliothèque Nationale de Roumanie sous la cote MS II 1, et la seconde est conservée à la Bibliothèque Vaticane sous la cote pal.lat.50. Détails Première partie Il s’agit d’un manuscrit en parchemin relié de 111 folio.Il a une taille de 367×268 mm. Deuxième partie Il s’agit d’un manuscrit en parchemin relié de 128 folio.Il a une taille de 375×270 mm. Rédigé en latin sur deux colonnes, il date du IXe siècle (810) On y retrouve des capitales romaines, de l’onciale romaine ainsi que de la capitale rustique. Description Le manuscrit original a été séparé en deux codex distincts, l’un conservé en Roumanie, l’autre au Vatican. Il a été réalisé à l’école de la cour…

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Femmes de l'époque carolingienne

Grâce à mes précédents articles, vous êtes maintenant familiarisés avec la dynastie carolingienne et les hommes qui l’ont façonnée. Mais qu’en est-il des femmes de l’époque carolingienne ? Je vous propose de découvrir les portrait de celles qui ont marqué cette époque par leur influence politique, religieuse ou culturelle. Lioba  Lioba est une religieuse anglo-saxonne ayant joué un rôle important dans la diffusion du christianisme en Germanie et en Francie orientale. Elle est apparentée à saint Boniface, le célèbre missionnaire et archevêque de Mayence. Née vers 710 en sur les îles anglo-saxonnes, Lioba entre très jeune au monastère de Wimborne dans le Wessex, où elle reçoit une éducation soignée, apprenant le latin, le grec et les Écritures. Elle s’y distingue par sa piété et sa sagesse. Vers 735, elle est appelée par Boniface pour l’aider à évangéliser les peuples germaniques. Elle quitte son pays natal avec une trentaine de moniales…

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évangéliaire d'ada

Bonjour et bienvenue pour la présentation du cinquième manuscrit du groupe d’Ada de ma liste ! Il s’agit de l’Évangéliaire d’Ada. Il est conservé à la Trier Stadtbibliothek sous la cote HS 22. Détails Il s’agit d’un manuscrit en parchemin relié de 172 folio. Il a une taille de 366×240 mm. Rédigé en latin sur deux colonnes, il date du VIIIe siècle (790-800) On y retrouve des capitales romaines, de l’onciale romaine ainsi que de la caroline. Description L’Évangile d’Ada de la Bibliothèque scientifique de la ville de Trèves est considéré comme l’un des manuscrits enluminés les plus importants de l’époque carolingienne. Écrit vers 800 ans à l’école de cour de Charlemagne, le codex contient le texte latin des quatre évangiles.  Le texte est accompagné de récits pleine page des quatre évangélistes. Ils s’associent au modèle des anciens portraits impériaux et transfèrent ce modèle dans un contexte chrétien. Les Évangiles…

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Cliquez ici pour découvrir l’évangéliaire de St Médard de Soissons

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Qui sont les 5 souverains les plus notables de la dynastie carolingienne ? Qui sont les hommes qui ont établi cette puissante dynastie ? Maintenant que vous en savez un peu plus sur les origines de la dynastie carolingienne, vous vous souvenez certainement de noms comme Pépin le Bref ou Charles Martel ? Je vous en dit un peu plus ! Charles Martel (686-741) Fils de Pépin II, maire du palais d’Austrasie et d’Alpaïde, une noble franque et la deuxième épouse de ce dernier, Charles Martel assoit le pouvoir de sa lignée. Après avoir été difficilement reconnu comme héritier de son père, il finit par obtenir son héritage qui consolide le prestige, la richesse et le pouvoir qu’il possédait déjà grâce à ses nombreuses victoires militaires. Mais ça n’est pas suffisant. Également Maire du Palais d’Austrasie, il renforce son influence en s’associant à l’aristocratie qui entre à son service et lui…

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