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Qui dit “enluminure” dit “lumière”, et qui dit “lumière” dit “feuille d’or”. En effet, dans les manuscrits médiévaux, la lumière est principalement apportée par l’or posé en aplats ou en filigranes. Si je vous ai déjà parlé des mordants et de la manière de les poser, cette semaine, je vous propose une plongée dans les outils utilisés pour la pose de feuille d’or. Le monde de la dorure est vaste, et avant de m’intéresser à l’enluminure, je n’avais pas idée à quel point. En tant que débutant, peut-être que vous aussi, vous ne savez pas trop par quel bout prendre la pose d’or. C’est pourquoi j’ai décidé de vous en dire un peu plus sur le sujet. Quels sont donc les outils nécessaires à la pose de feuille d’or ? La feuille d’or Pour commencer, je dirais que pour poser de l’or, il faut… de la feuille d’or. Cela peut…

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poser la feuille d'or comme à l'époque carolingienne

Quand on débute l’enluminure, la pose d’or peut être une sacré épreuve. Il en est de même quand on a plus d’expérience, mais que l’on soit débutant ou non, une pose d’or réussie se résume souvent à une chose : la pose de son mordant. C’est pourquoi, aujourd’hui, je vous explique comment bien poser votre mordant en trois points clés.  Une fois n’est pas coutume, il faut que je vous partage une anecdote de mon apprentissage !  Quand j’ai appris l’enluminure, j’étais impatiente de commencer la pose d’or. A croire que je suis un dragon, je suis littéralement fascinée par tout ce qui brille ! Mais quelle n’a pas été ma déception quand, lors de mes premiers essais, j’ai rapidement constaté que la feuille que j’avais pris tant de soin à poser n’avait pas adhéré à mon support ? Et quand, par la suite, je me suis retrouvée avec des…

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Quand on observe les manuscrits, il est parfois difficile de reconnaître les pigments auxquels on a affaire. C’est pourquoi, cette semaine, je vais vous donner quelques pistes pour vous aider à reconnaître les pigments lors de vos observations et vos recherches. Il est important de noter qu’avec une approche purement technique, l’utilisation d’un pigment est avant tout une question de goût, de nuance, de disponibilité et de prix.  Dans l’absolu, il n’est pas uniquement question de cela, car l’utilisation d’un pigment plus que d’un autre peut être motivée par des croyances ou par la symbolique qu’on lui accorde. Néanmoins, aujourd’hui, mon but est de vous aider à identifier des couleurs pour ce qu’elles sont. Oui, mais comment reconnaître les pigments dans les images de référence ? Établir des bases de données Pour répondre à cette question, vous pouvez vous y prendre de plusieurs manières. La première est d’établir des bases…

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Vous débutez en enluminure et que vous ayez déjà entamé votre premier projet ou que vous en soyez déjà à votre dixième, je vous présente cette semaine les 4 erreurs courantes en enluminure et la manière de les éviter. Qui n’a jamais été pressé de se jeter dans le grand bain au début de l’apprentissage d’une nouvelle technique ? Je sais en tout cas que je fais partie de l’équipe des impatientes ! Quand j’apprends quelque chose, il faut immédiatement que je passe à la pratique. Cuisine, tricot, bricolage… et c’était encore plus vrai pour l’enluminure ! Mais vouloir aller vite peut être synonyme de prise de risques, ou tout du moins de raccourcis qui peuvent parfois s’avérer problématiques.  Voici donc une liste des 4 erreurs courantes chez les débutants en enluminure, moi la première, et qui résultent le plus souvent d’un manque de patience. Elles concernent :  La préparation…

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Vous le savez certainement, l’enluminure désigne le fait de mettre des textes en lumière. Pour ceci, plusieurs méthodes étaient utilisées : l’utilisation de pigments clairs et lumineux tels que l’orpiment, puis plus tard, la pose d’or. Oui, mais comment se faisait la pose d’or au début du Moyen-Âge? C’est ce que je vous explique aujourd’hui. “On a souvent répété que la technique de l’or des manuscrits était perdue parce qu’elle aurait été gardée plus ou moins secrète par les artisans du Moyen-Âge. Cette technique était sans doute transmise verbalement seulement. L’ouvrier chargé du travail de la dorure avait acquis — ou, sans doute, lui avait-on transmis — un savoir-faire qui le laissait juge et responsable du bon déroulement des opérations, à chaque tournant de la préparation. Les artisans ne sont pas fréquemment “gens de lettres”. En outre, au Moyen Age, artistes et artisans peuvent souvent être confondus en une même…

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Les fêtes approchent et peut-être avez vous envie de faire plaisir à vos proches en réalisant des cadeaux personnalisés ? Dans cet article, je vous propose des dessins faciles pour réaliser des enluminures sur le thème de Noël. Alors, à vos crayons ! Une fois n’est pas coutume, j’adore profiter des fêtes de fin d’année pour confectionner des cartes de vœux. Je sais, c’est une pratique qui se perd et qui peut paraître désuète. Mais au-delà de la création, c’est un moyen simple et peu coûteux de faire plaisir et se faire plaisir.  Aujourd’hui, je vais donc vous proposer quelques motifs simples que vous pourrez reprendre pour confectionner votre propre carte. Du houx ! La première plante qui évoque Noël pour moi, c’est le houx ! Avec ses feuilles bien brillantes et ses petites baies rouges, il est l’élément décoratif incontournable de la saison ! Oui, mais comment le dessiner…

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décalquage

Eh oui, je vous avais caché ça : en fait je ne sais pas dessiner, je décalque tout !  Je vous rassure, ça n’est pas vrai ! J’ai bien entendu appris à dessiner et le dessin à main levée fait partie intégrante du travail de l’enlumineur. Mais il faut avouer que le décalquage est un luxe dont je ne me prive que très rarement pour l’enluminure.  Mais pourquoi décalquer ? Et surtout, comment ? C’est ce que je vous explique aujourd’hui ! Si vous suivez mes articles régulièrement, ou si vous pratiquez l’enluminure, vous savez peut-être que c’est une discipline qui regroupe un certain nombre d’étapes. Et avant d’arriver au résultat final, il faut en passer par… le dessin. Au commencement Au Moyen-Âge, les copistes dessinaient directement sur le parchemin à l’aide de crayons ou à la plume.  Pourquoi ? Parce qu’ils n’avaient pas autant de moyens que nous. Le…

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Bonjour et bienvenue ! Cette semaine, je continue de vous présenter des manuscrits de l’école de Charles le Chauve. Cette fois-ci, il s’agit du Psautier de Charles le Chauve, conservé à la BNF sous la cote latin 1152. Détails Il s’agit d’un manuscrit en parchemin relié de 173 folio à longues lignes.Il a une taille de 240×190 mm.Rédigé en latin en lettres d’or, il date de la moitié du IXe siècle (842-869)On y retrouve des capitales romaines, l’onciale et la rustique. Description Ce manuscrit a été commandé par Charles II le Chauve et exécuté par Liuthard, le chef d’atelier de l’Ecole du Palais autour des années 869-870. Il s’agit d’un Psautier gallican. Les divisions liturgiques sont marquées par de grandes initiales d’or à entrelacs. Il ne contient ni hymnes ni antiennes, mais seulement les versets, leçons et répons de l’office. La reliure de ce volume, en dépit de quelques manques…

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Le règne des carolingien s’étend de 750 à la fin du Xe siècle. Mais c’est durant le règne de Charlemagne que l’Empire est à son apogée, avec un territoire couvrant la moitié de l’Europe actuelle. Comment régner sur un territoire aussi vaste ? C’est ce que je vous explique aujourd’hui, en vous parlant de l’organisation du pouvoir sous l’empire carolingien. Comme à la dynastie mérovingienne, la dynastie carolingienne est organisée en différents niveaux, que ce soit concernant les acteurs du pouvoir ou les moyens mis en place pour l’exercer. Les acteurs du pouvoir L’Empereur Charlemagne est d’abord sacré Roi des Francs, puis après diverses conquêtes, il devient Roi des Francs et des Lombards, pour finir Empereur en 800. Il met alors en place des lois régissant divers aspects de la société (art, éducation, économie, politique…) et encourage le commerce. Personne n’a plus d’autorité que lui dans son empire. Il est le…

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évangéliaire de charles le chauve

Bonjour et bienvenue ! C’en est terminé des manuscrits du groupe d’Ada ! Mais pour rester encore un peu dans l’ambiance carolingienne, je vais vous présenter des manuscrits de l’école de Charles le Chauve. Je commence avec l’évangéliaire de Charles le Chauve, conservé à la BNF sous la cote latin 323. Détails Il s’agit d’un manuscrit en parchemin relié de 201 folio.Il a une taille de 235×170 mm.Rédigé en latin, il date du 3e quart du IXe siècle.On y retrouve des capitales romaines, la capitale rustique et la caroline. Description Ce manuscrit fait partie du groupe des six Évangiles réalisés dans l’école du Palais de Charles le Chauve. Sa provenance reste incertaine, malgré la présence d’un censier du XIIIe siècle dont l’origine n’a pu être précisée. Ces Évangiles auraient servi à l’empereur Charles le Chauve, ainsi que le relate l’inventaire des manuscrits du duc et maréchal Adrien-Maurice de Noailles (1678-1766),…

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